La fondatrice : Sainte Jeanne Antide Thouret 2 - SJA


La fondatrice :
Sainte Jeanne Antide Thouret

historiqueSainte Jeanne Antide

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L’APPEL DE DIEU :
 Jeanne-Antide continue à consulter Dieu par la prière, le jeûne et l’aumône, mais dans son cœur l’appel de Dieu se fait plus pressant, elle se sent de plus en plus portée vers une vocation au service des pauvres et des malades. Son père est mis au courant de ses intentions, lui et toute la famille s’y opposent, ils usent de tous les moyens pour la détourner de cette idée; on veut la marier mais elle répond que si un roi la demandait elle n’en voudrait point. Jean-François, homme de foi, finit par respecter la volonté de sa fille.

 Fin juillet 1787, vers minuit, Jeanne-Antide (22 ans) quitte la maison avec la bénédiction paternelle pour aller d’abord à Langres où elle connaîtra la communauté des filles de Saint Vincent de Paul. Elle arrive à Paris le 1er novembre.

EN AVANT, TOUJOURS ! 
 En 1790, la révolution éclata avant que Jeanne-Antide n’eut achevé son noviciat chez les filles de la charité de Saint Vincent de Paul. Ayant rejoint Sancey, elle vécut dans la clandestinité avec des habits civils. Elle assura l’enseignement des enfants, s’occupa des malades et ravitailla les prêtres réfractaires cachés aux alentours.

 Contrainte de s’exiler en Suisse, puis en Bavière, Jeanne-Antide parcourt pendant 3 mois 800 K.M. à pied à la recherche de signes de la volonté de Dieu. “Vous rentrerez en France pour nous aider à rétablir la foi et les bonnes mœurs ” lui disent les vicaires généraux de Besançon, cette voix de l’église est pour Jeanne-Antide la voix de Dieu.

 Le 11 avril 1799, elle revint à Besançon pour tracer le premier sillon : une école, une pharmacie, une marmite pour le bouillon des malades pauvres dans leur domicile. Vite rejointe par d’autres jeunes filles, elle put rapidement développer sa mission.